la Ville-Léo
Ancienne terre noble. Citons les registres de Cadélac : "la méthairie noble de la Ville-Léo" (le 18 février 1630) ou "Noble homme Henry Muydebled et damoiselle Louise Pivert sieur et dame de la Ville-Léo" (27 février 1633). Voir aussi à la Fontaine St-Maudez.

Trois hypothèses peuvent être envisagées quant à la signification et l’origine du nom :

1 - La plus vraisemblable en fait une traduction du breton Kerleo, toponyme assez connu en Bretagne : on en a dénombré 17 dans le Finistère et 7 dans les Côtes-d’Armor. Il s’agirait alors d’un composé de ker, lieu habité, et d’un ancien nom breton de personne Gleu, courageux, parfois écrit Gléau et parfois Gléo, et toujours porté aujourd’hui sous la forme le Gléau. Ker + gleo donne Kerleo, francisé en Ville-Léo. Voir aussi les noms en 'Ville'.

2 - Il existe plusieurs lieux-dits St-Léau qui représentent certainement un autre nom (Plumieux, Plusquellec, etc. en 22). À St-Gouéno (22), nous trouvons une Ville-es-Lieaux. Signalons quand même qu’il se prononce liao en gallo.

3 - Beaucoup moins probable à priori, une graphie erronée de Le Ho ne doit pourtant pas être définitevement écartée. Le recensement de 1848, certes tardif par rapport aux registres paroissiaux qu’il contredit, ne connaît que la Ville-Leho… Ce nom le Ho, bien connu localement, vient du breton hoc’h, cochon. Le c’h breton est souvent tombé en Haute-Bretagne : c’est ainsi que le Floc’h - le page en français - est devenu le Flo dans certaines régions.