la Ville-au-Fèvre
Les registres du XVIIème siècle emploient les graphies feuvre ou feubvre indifféremment. Les clercs férus de latin aimaient ainsi rétablir des consonnes étymologiques : voir le nom de famille écrit Nepvo à côté de Névo, du latin nepos, neveu. Les formes plurielles Fèvres sont plus rares et certainement erronées (voir la Ville-au-Roux).

Le fèvre était celui qui travaillait les métaux - confère l’orfèvre, celui qui travaille l’or - et s’appliquait en général au maréchal-ferrant. Il entre très souvent en composition dans les noms de lieux de Haute-Bretagne. Citons juste la Ville-es-Feuves au Gouray (22) ou la Ville-au-Feuve à Trévé (22).

Et toujours la même question : est-ce le village du dénommé Le Fèvre ou bien est-ce une traduction d’un ancien Kergoff ? Notons que l'on compte beaucoup plus de Le Goff à Loudéac que de le Fè(u)(b)vre. Voir les noms en 'Ville'.