la Touche
Ce terme très répandu en toponymie romane - citons seulement la Touche aux Pouvoirs (c’est-à-dire aux Prêtres) à Combourg (35), traduite Toscha Presbyterorum, dérive du latin tusca, et désignait à l’origine une réserve de bois entre des défrichements, un bosquet, puis un petit bois de haute-futaie. En Haute-Bretagne il semble parfois désigner plus spécialement un bosquet sur une hauteur, peut-être à cause d’une confusion avec le breton tuchenn, tertre, éminence.

La Touche serait une ancienne maison noble d’après le recteur le Bris : on n’en trouve pas trace dans les Réformations de la Noblesse pour l’évêché de St-Brieuc. Signalons pour les amateurs d’histoire locale l’existence de Paul Leborgne, natif de la Touche, grand bourlingueur devant l’Éternel. Né le 11 août 1717 du mariage de Joseph Leborgne, sieur des Touches, et de Ginette-Céleste Piednoir, cet officier de carrière se retrouve enseigne en second en Nouvelle-France en 1744. Promu lieutenant le 1 avril 1753 et capitaine le 1 janvier 1759, il rentre en Bretagne en septembre 1760 après la capitulation. Le 27 mars 1761, il est fait chevalier de Saint-Louis. En 1766, il fait partie d’un corps de volontaires en Afrique. Après tant de voyages, Paul Leborgne revient à Loudéac pour y épouser en 1771 Suzanne-Anne Pélagie de Rochefort et y décéder le 10 mars 1797. Sa femme s’éteindra en 1828, à Loudéac elle aussi [*].
[* renseignements extraits du Dictionnaire Biographique des Bretons en Nouvelle-France, 1600-1765, Archives Nationales du Québec, 1981]

Voir aussi aux Croix.