le Tiernez
On relève les formes Quernest ou Quernay dans les registres du XVIIème siècle. Le Noac’h et le Bris citent Kernay. La graphie Tiernez apparaît cependant assez tôt : par exemple dans un acte de baptême du 4 juin 1649. L’évolution du k- en tch-, ti- n’est pas pour nous surprendre en pays gallo où elle est fréquente en toponymie : citons le pittoresque et biblique Tu-es-roc en Erquy (22), qui s’écrivait Tieuroc au XVème siècle, d’un ancien Kerroc d’après B. Tanguy.

Il semble donc que nous ayons à faire ici à un synonyme du Tiernan de Plumélec (56) ou de Kernay à Herbignac (44), un dérivé soit de kern, sommet, mont, soit de karn, tas, monticule (cf. Clohars-Carnoet dans le Finistère, Carnuet au XIème siècle et Carnoeth au XIIIème, d’un ancien carnetum). La topologie des lieux fera préférer kern. La présence de l’article pose problème, à moins qu’elle n’indique un ancien suffixe -et, -oet (cf. le Tannouet). Le z final peut toutefois avoir été prononcé, comme le montre la forme citée par ailleurs de village du Tiernèse, en 1690 (voir à Crahan).

Voir aussi à l'Oust et à Caiarnel.