Sillé
Le chanoine Falc’hun voit dans les anciens siliacum une variante des silviacum, tous deux formations gauloises avec le suffixe -ac à partir du latin silva, la forêt, d’après un modèle celtique que l’on retrouve dans le gallois coediog, équivalent au breton koadeg, boisé. Silviacum a entre autres donné son nom à la commune de Silfiac (56), en bordure de la forêt de Quénécan, qui s’écrivait Selefiac en 871 et Silviac en 1283, et qui se dit Silieg en breton. Siliacum a lui abouti à Silhac en Ardèche, Silley et Sillé-Bléfond dans le Doubs, Scillé dans les Deux-Sèvres, etc. Tous se trouvent ou se trouvaient au milieu ou à l’orée de forêt, de même que Sillé-le-Guillaume dans la Sarthe ou Silli-en-Goufern dans l’Orne.

On s’étonne cependant de rencontrer l’évolution du -ac final en -é postulée par cette hypothèse dans une région anciennement bretonnante et qui aurait du garder une forme Sillac. La proximité de deux anciennes voies romaines ne suffisent pas à expliquer le phénomène : pourquoi n’aurait-il pas affecté quantité d’autres noms dans une situation similaire qui ont bien gardé la finale -ac ?