Pérée
Si l’on ne peut abandonner définitivement l’idée que Pérée est un doublet du nom de la commune de Perret (22), Penrit en 871, de deux termes vieux-bretons signifiant le bout du gué, l’absence de tout cours d’eau à proximité et la présence toute proche de Calouët et de deux Pérouse sur la commune forcent plutôt l’analyse en faveur d’un autre composé du latin petra, pierre, avec cette fois le suffixe -et ou -etum.

Ce terme a évolué en français en "Perret" ou "Perray", formes abondantes en Haute-Bretagne (Lescouet-Jugon, Maroué, St-Glen, Hénon ou Trégueux dans les Côtes d’Armor ; Fégréac, Héric ou Lusanger en Loire-Atlantique entre autres). Certains de ces lieux-dits se sont d’ailleurs longtemps écrits indifféremment Perret ou Perray : à St-Jacut-du-Méné (22), Nozay (44) ou Jugon-les-Lacs (22). Selon certains auteurs, la présence de tels toponymes atteste le passage d’une voie antique.

Le recteur V.M. le Bris mentionne certainement un mot de la même famille lorsqu’il affirme : "Pere en trécorrais signifie arène granitique". Mais le terme est absent de tous les dictionnaires bretons que j’ai pu consulter.

Notons enfin la présence très ancienne du nom de famille Perret sur la commune.
Voir aussi à Callouët et aux Loges de Pérée.