les Parpareux
Ce village se situe d’après les travaux de Jean-Yves Éveillard au carrefour de deux voies romaines : la première reliait Rennes à Carhaix, et l’autre Coz-Yaudet (en Ploulec’h) à Nantes. Il trouve donc peut-être son origine dans une ancienne station routière.

Autrefois écrit Parcs Parec. On trouve souvent le breton park, champ, suivi du nom du propriétaire : Park Bouedec à Ploumagoar (22), Park Gelant à Radénac (56), etc. Parec (ou Barec ?) ne semble cependant pas attesté comme nom de personne.

Il arrive aussi que park précède un élément descriptif de la végétation : par exemple, le Parc Hallec de Lanmérin (22) est le champ du saule. On pourrait alors supposer aux parc(s) Parec une hypothétique forme ancienne parc Perec, le(s) champ(s) aux poiriers, parents de nombreux Cospérec, les vieux poiriers, de Pratperec à Noyal-Pontivy (56), la prairie aux poiriers, et peut-être le Champ Péry à Noyal (22). Le passage de perec à parec se ferait sous l’influence du a du parc précédent.

À côté des Parpareux, en bordure de forêt, se trouve la petite chapelle Notre-Dame de la Consolation où se déroulait autrefois l’assemblée ou pardon des incroyants ou des incrédules, sans doute parce que le clergé refusa toujours d’y célébrer office. C'est un petit édifice surmonté d'une croix daté de 1853,  construit par un nommé Vrot qui affitmait que la Vierge Marie lui était apparue. Outre la statue de la Vierge, il y avait là un tronc d'un revenu paraît-il juteux. En 1900, le curé de Loudéac voulut acheter les lieux, pour les détruire et mettre fin à une "dévotion très suspecte", mais ne put surenchérir. Voir aussi au Chemin de la messe.