les Livaudières
"Messire Louis Nepvo, prêtre de ladite paroisse, a aussi fait sa déclaration sur ledit livre, qu’il jouit d’une fondation fondée par Messire Vincent Rouxel, consistant en une petite maison, jardin, et un petit clos, et une quantité de prés, le tout situé au village de la Livaudière en cette paroisse de Loudéac" (1690). On trouve déjà ce singulier en 1649 dans les registres de la paroisse, et plus tard sur la carte de Cassini. Le pluriel semble dû, après extension du village, à l’absence de la distinction d’usage à l’époque en pareil cas entre le village-d’ahaut et le village-d’abas, ou encore le Petit-village et le Grand-village. C’est ainsi que sur le cadastre de 1829 nous lisons deux la Livaudière touche-à-touche, sans autre précision, qui appartenaient au comte de Janzé (voir au Puits-Janzé). Ce nom semble d’ailleurs prédestiné au pluriel, car on trouve aussi les Livaudières à la Chêze (22) et à la Ferrière (22). La Livaudrais à Guer (56) représente une variante.

Il s’agit à l’évidence d’un dérivé en -ière d’un nom de personne Livot ou Livaud. Ces formations peuvent remonter au XIIIème siècle, mais sont certainement beaucoup plus tardives à Loudéac, exclusivement bretonnant à cette époque semble-t-il. Aujourd’hui les Livaudières évoquent le collège de Loudéac.