Kermelin
Comme ses homonymes de Rouillac (22) et de Pordic (22), comme les variantes Kermilin de Rostrenen (22), Tréflaouénan (29), célèbre par son château aujourd'hui démoli, St-Allouestre (56) ou St-Avé (56) et Kervelin de Plouay (56), Kermelin (forme déjà attestée en 1649 mais certainement beaucoup plus ancienne) est un composé de ker, lieu habité ou village, et de melin, du breton milin (var. meilh), le moulin. Ce n’est d’ailleurs qu’un des nombreux villages du moulin que l’on croise sur les bords de l’Oust.

À noter qu’en breton une confusion est apparue, lorsque le culte de saint Merin s’est estompé, entre son nom et donc les toponymes qui en dérivent - comme Plomelin (Plouveilh en breton moderne, c’est-à-dire la paroisse du moulin mais Ploemeryn en 1368), ou Lanmerin près de Lannion (22) (Lanvilin en breton), et le nom breton du moulin.

Ce saint est l’éponyme de Botferin et de Llanferin au Pays de Galles et de Nancemerryn en Cornouailles brittanique, où saint Merryn est toujours honoré et où le nom de famille Merryn est encore porté de nos jours.

Voir aux noms en 'ker' et aux moulins.