Keranflouraine
Il s’agit évidemment d’une orthographe fantaisiste pour ker an flourenn.

Émile Ernault [*] traduit ce terme par fraîche, prairie basse et fertile, et ne semble pas (plus ?) être connu en dehors du vannetais. Le géographe Gautier en fait l’équivalent des ruisselées : "Exiguës aussi sont les ruisselées. Le mot n’est pas d’un emploi général et se rencontre surtout dans les régions de Loudéac et du Méné. Petites prairies très irriguées, très fraîches car situées près de sources ou de rigoles (...) Toutes proches de ces ruisselées par leur destination sont les flourenn du pays breton (Baud, Plouray) et les seilles du pays gallo (Ploeuc) : prairies bien arrosées où l’on effectue dans l’année de nombreuses coupes".
[* dans son Supplément de le Goff au dictionnaire vannetais-français]

La concentration dans le même lieu de noms évoquant l’humidité est assez remarquable : Keranflouraine, la Baille, la Grenouille, etc.