Grénely
Fréquemment mentionné dans les registres paroissiaux (ex. : Grénely le 22 Mars 1630), ce nom est peut-être dérivé d’une racine kren(n) qui désigne le tremble ou le peuplier en breton. Il serait alors apparenté aux Creneleuc de Laurenan (22), Grény d’Allineuc, Crenelet à Quily (56), Grénaly à Noyal-Muzillac (56), Grénit à Rieux (56), Créno en St-Guen (22), au manoir de Crénol en Plessala (22), Kergrenel à St-Gelven (22) et peut-être aux Grénils de Plémet (22). Il existe encore plusieurs variantes répandues en Haute-Bretagne telles que la Crénais, la Grennelais, la Crenne, le Greneux ou même à St-Nazaire (44) la Ville-es-Croneaux. Nous retrouvons les dérivés en -euc ou en -it déjà observés avec la racine draen (voir à Drény).

Moins probable mais néammoins possible en l’abscence de formes plus anciennes, Grénely dériverait de gwern, l’aunaie, le lieu humide ou marécageux. À noter que trembles et peupliers affectionnent aussi ce genre d’endroit... Le cahier Dastum consacré à Loudéac cite un lieu-dit "Gèrnàléy : nom de pré près de la Ville-Donnio", qui peut représenter soit une tremblaie soit un gwern-haleg, le marécage aux saules (un nom de famille, Guernalec, tire là son origine). Enfin deux séries de noms pour brouiller les pistes : à Naizin (56), Gwerneven qu’on doit traduire Launay-Even voisine avec Gwernely, Launay-Élie ; Élie, comme Abel ou Avel, Adam ou Azam et Isa(a)c était de ces noms d’origine biblique autrefois très répandus en Bretagne comme en témoigne la toponymie. Pour finir, les Guernalin de Louargat (22) et de Moustéru (22) représentent eux des gwern al lin, marais où pousse le lin (voir aussi à Guermeleuc et à Guerrieux).