le Gouerdreux
Nom du ruisseau qui part du doué du Guerdreux vers la Noë, longe ensuite l’ancienne route de St-Caradec pour rejoindre le Gouerdeneu, traçant la limite entre Loudéac et Cadélac. Ces noms de ruisseau ont aujourd’hui disparu alors que leur utilisation paraît encore commune au XIXème siècle et même plus tard. On trouve ainsi une mention du "doué du Gouerdreu, près la gare" évidemment postérieure à la venue du chemin de fer à Loudéac.

On trouve sur la commune, outre le Gouerdreux et le Gouerdeneu, le Guer. Tous ces noms proviennent soit du breton gouer, signifiant ruisseau, soit d’un autre mot breton gwern, le marais, dont le n final tombe bien souvent en composition (voir aussi à Guermeleuc et à Guerrieux). Le premier a donné un autre Guerdreux à Ste-Brigitte (56), le Guer à St-Gonnery (56), le Gouer à St-Molf (44), la Gouere à Nort/Erdre (44). Le pont sur l’Oust de l’antique voie romaine qui menait à St-Caradec, après la Ville-Léon, est noté pont du Gouet sur le cadastre napoléonien.

En Cornouailles il est aussi à la base de nombreux noms de lieux ; citons Gover à St-Agnes, Pengover en Menheniot et Pengovier à Morval. Sur le territoire de l’ancienne Gaule le celtique gobero(s) qui avait le sens de eau souterraine, ruisseau caché, a produit Vaure ou Vabre en pays d’Oc, avec le sens de ravin, et Woevre ou Vaivre en pays d’Oil avec celui de marécage. Le même terme a aussi donné la mystérieuse Vouivre, troublante créature des eaux.

On hésitera à rapprocher le Gouerdreu(x) de gouer-droc’h, chenal (cf. dictionnaire de Roparzh Hemon).