la Feuillée
C’était autrefois une maison noble très importante. En 1478, dans leur mémoire pour les préséances, les Rohan citent comme un de leurs principaux vassaux le sire de la Feillée. On voit par ailleurs (cf. l’article sur Callouët) que seuls les cordiers de la Fe(u)illée étaient dispensés du devoir de quintaine à Loudéac. Comme toutes les maisons nobles, les sires de la Feuillée avaient fait bâtir une chapelle privée, la chapelle Notre-Dame de Bon-Repos, qui existe toujours et où les pèlerins sont venus longtemps prier saint Armel. La fontaine saint Armel, où l'on trempait la chemise des nouveaux-nés, se trouvait dans un pré voisin, avec une simple croix enlevée vers 1993. Un pardon y avait cours le troisième dimanche d'août jusqu'aux années 1930. On y aurait bu jusqu'à treize barriques de cidre. Saint Armel était invoqué contre les coliques et concurrençait saint Maurice pour les rhumastismes.

Feuillée est un nom roman qui désigne tout simplement un endroit boisé. Se prononce fouillée en gallo. Un correspondant de Plérin, Yves Rumen, me signale cependant qu'à son avis la Feuillée marque la présence de plusieurs "feuil" ou "foeil" - voir entre autres le Foeil-Marreuc à Trévé - au sens de hêtre ; la Feuillée se traduirait donc dans ce cas par la hêtraie.