le Drény
On trouve dans les registres paroissiaux de Loudéac à la date du 4 Juillet 1649 "au Drénit à St-Maurice". Même si on ne doit pas, généralement, se fier aux consonnes finales muettes qui étaient souvent transcrites un peu n’importe comment à cette époque, on peut penser que cette orthographe Drénit est correcte : c’est un composé de draen, épine, ronce, et du suffixe collectif -it. Le Drény ou le Drénit signifie donc le Roncier. On retrouve le même mot au Dre(s)ny à Béganne (56), au Drénit à Pont-de-Buis (29) - qui s'écrivait déjà ainsi vers 1600, au Bas et Haut Drainy à St-Servan-sur-Oust (56), ou bien encore au Drény à Plémy (22) - avec, phénomène assez courant, une influence du nom de la commune sur l’orthographe du lieu-dit, et enfin avec un deuxième suffixe au Drénidan à Radenac (56), noté ainsi en 1658. Voir aussi à Grénely.

Un autre suffixe collectif fréquemment employé après draen, "-eg", a donné les nombreux Dreneuc à Avessac (44), St-Dolay (56), Bains-sur-Oust (35) - idem en 1513, le Drenneuc au Vieux-Bourg (22), le Drennec à Meslan (56), le Drenec à Pluvigner (56), le Dreneuf à Erquy (22), Héric (44) ou déjà en 1580 à Sainte-Marie (35), et enfin dans les zones plus tôt francisées le Dre(s)nay, à Larré (56) ou à Fégréac (44). À noter dans cette commune du Pays Nantais une rue Jean du Dresnay, et qu'un Geoffroy du Dresnay habite encore le château du Dreneuc (idem en 1513).