Cure-Bourse
De nombreux noms de lieux ont pour origine un café ou une auberge dont ils peuvent maintenir le souvenir longtemps après que l’établissement lui-même ait disparu ; c’est le cas à Loudéac pour le Violon, la Finvalle ou la Roulette. Le café de Cure-Bourse existe par contre toujours, ainsi nommé par ses pratiques malgré une autre appellation officielle. On en trouve de nombreux exemples dans tout l’Hexagone. Citons un exemple breton avec le placis de Cure-Bourse à Quintin.

Le sens est clair : c’est l’endroit où l’on vide, cure, sa bourse. Ce lieu se disait autrefois la Villa des Noëlles comme l’indique le recteur Victor-Marie Le Bris qui déclarait en 1902, avec un humour audacieux, certes, mais sans doute involontaire : "À cette auberge, tenue par une fille plusieurs fois mère, on a donné le nom de Cure-Bourse qui a passé à la maisonnette ".