la Chênaie
Les anciennes paroisses de Loudéac et de Cadélac possédaient toutes deux un lieu-dit de ce nom. Inutile d’insister sur le sens (évident) ni sur la situation de la Chênaie de Cadélac, ancienne Chesnaye souvent citée dans les registres paroissiaux à partir du 14 Mars 1629, et encore habitée de nos jours. La Chênaie de Loudéac, ayant sa petite histoire, mérite qu’on s’y attarde un peu.

L’ancien presbytère de Loudéac consistait en une propriété sise au nord de la place de l’église. Un texte de 1690 nous renseigne davantage : "de laquelle maison presbytérale dépendent une cour, deux jardins, une petite pièce de terre derrière, avec une chainaye en dépendant". Un siècle plus tard exactement, le Conseil du District semble avoir réquisitionné le terrain, car dans une délibération du 17 Décembre 1790, il déclare que "la seule opération urgente pour le moment au sujet de la Chênaie est d’élaguer les arbres, mais la valeur des émondes est plus que suffisante pour cette opération".

Achetée par la commune en 1861, toujours pour servir de presbytère, la maison fut démolie après la guerre 14-18 pour permettre la percée de l’avenue des Combattants. Si le bois de chênes a disparu, et le lieu-dit avec lui, il nous en reste un souvenir dans le nom de la rue de la Chênaie.

Voir aussi à Kerdervé et au Tannouët.