Caingan
Se divise en Haut- et Bas-Caingamp. On constate au cours des siècles de nombreuses variantes graphiques : Caingan (registre des baptêmes de Loudéac en 1649), Queingan, Queingamp, Caingant sur la carte de Cassini, Quingamp en 1829, et même une forme Guingamp !

Deux hypothèses sur la signification de ce nom :

1- Un composé de kein, dos, échine, assez fréquent en toponymie. Citons seulement ar C’hein Nevez à l’Hôpital-Camfrout (29), le k mutant en c’h après l’article, ou Lann ar C’hein-guen à Ouessant (29), la lande de l’échine blanche (?), peut-être pour une arête rocheuse. Mais l’absence de terminaison en gen ou guen fait problème...

2- Une racine du vieux-breton caing, branche, entrelacs, avec le suffixe -an. Il s’agirait alors de l’exact équivalent du français plessix (voir à ce nom). Les formes anciennes à notre disposition, dont le Bas-Caingan le 9 juillet 1649, s’en trouveraient justifiées.

À noter qu’il existait également à Loudéac un Four-Cangan que je n’ai pas pu localiser.

Voir aussi à Collineuc et la chanson sur le vol du Bourgeon.