la Butte au Breton
Ce lieu-dit aujourd’hui habité ne désignait qu’une parcelle au cadastre de 1829.

Ce nom permet de souligner l’apparent paradoxe que représente le nombre important de personnes nommées le Breton en Bretagne même ! Il s’agit en effet du 89ème nom le plus porté en Bretagne, et sa variante Lebreton le dépasse légèrement, arrivant en 86ème position. En effet, on surnommait breton dans toute la Haute-Bretagne les Bretons bretonnants. Ainsi, le recteur de Loudéac dans un acte de baptême du 8 novembre 1754 qualifie de "petit Breton", un domestique d’environ 13 ans natif de Guingamp. Jusqu'à la seconde guerre mondiale, l'agriculture loudéacienne allait chercher des bras une fois l'an à Pontivy à la "foire aux Bretons"...

À l’inverse le terme gall, étranger, attesté dans toutes les langues celtiques, a pris en breton le sens plus restreint de Français. Les Français ou les Gallos résidant en Basse-Bretagne sont donc à l’origine de tous les le Gall, nom le plus porté en Bretagne. De ses nombreuses variantes - Gall, Legal, (le) Gal(l)ic, (le) Gal(l)o(u), Galliou, etc., Le Gal est la plus répandue, notamment dans le Vannetais, et arrive en 46ème position en Bretagne [*].
[* cf. Gwennole le Menn, les Noms de famille les plus portés en Bretagne, Spezet : Coop Breizh, 1993]