La période des guerres de la Ligue au XVIème siècle fut particulièrement riche en brigandages de toutes sortes. Le chanoine le Texier  a recueilli il y a un siècle de cela plusieurs témoignages populaires en gardant souvenir [*] - voir aussi au Tannouët.
[ * Archives des Côtes-d'Armor fonds Dom Alexis 68 J]
Après une attaque infructueuse contre le manoir du Bas-Breil, proprièté d'un riche paysan, médecin de campagne, les voleurs s'en prennent à la maison isolée du Bourjon. Conduits par un ancien domestique, ils pénètrent dans l'étable - se saisissent du pâtre - et enfin dans la maison.. L'homme volé se serait appelé Bourjon - confusion avec le lieu-dit ? - et il ne se serait pas relevé de sa perte.
Le Vol de Bourjon
Les brigands à coups de pieds,
- Bourgon, dis, où est ton argent,
le berger ont réveillé :
tes mille livres, tes mille francs ?
- Conduis-nous à Bourjon.
- Sont en toiles et dans les cuves à tremper,
- Il dort d'un sommeil profond.
Voilà les clés, allez les chercher.
- Sept ans de mon pain as mangé,
- Messieurs rendez-moi mes habits,
et maintenant viens me voler.
je ne suis que servante ici.
- Bonjour Bourjon, où sont tes filles,
Alors un homme à longue barbe,
qui sont si belles et si gentilles ?
par-dessus son épaule regarde.
- Mes filles sont en pessellerie,
- Ah ma fille reprenez vos habits,
ne reviendront pas cette nuit.
puisque vous n'êtes que servante ici.
En pessellerie au Quincan,
Quatorze chevaux contreferrés
ne reviendront pas sur-le-champ.
les biens du Bourjon ont emportés,
Les pauvres filles sont dans la chambre,
et dans les bois de Colagon,
à toutes trois le coeur tremble.
furent répartis les biens de Bourjon.
[Écouter la version gallèse du groupe Hilvern]