la Baille
Rien de vraiment étonnant à ce que ce nom ait disparu : le recensement de 1841 ne donne déjà plus pour ce village qu’une seule maison, avec deux occupants. Cette même source permet de situer la Baille quelque part vers Truduez, le Bourgeon et Kersuguet.

Régulièrement mentionné auparavant, sa relative importance est aussi attestée par son emploi dans la formation de patronymes, aujourd’hui eux aussi quasiment disparus à ce qu’il semble. Le 1er Vendémiaire an III, Jacquette la Baille, 68 ans, est signalée comme infirme et grabataire à l’hôpital de Loudéac. De même, le nom toujours porté de Soulabaille doit se décomposer en sous la baille et a sans doute désigné à l’origine quelqu’un qui habitait près d’une baille. L’annuaire nous donne d’ailleurs 17 Soulabaille à Plessala, où l’on trouve aussi le nom de lieu Sous le Feu, comme à Loudéac, où feu peut représenter l’ancien nom du hêtre ou témoigner d’une activité métallurgique passée (cf. le Feu du Breuil).

Ce nom de Baille a sans doute été donné à trop d’endroits de la région pour qu’on puisse déterminer à coup sûr l’origine géographique des familles qui portent ce nom. Quant au sens du terme baille, plusieurs solutions s’offrent à nous :

Voir aussi les Champoulains, Keranflouraine et la Nage.